From left to right: Mok Kwei Lan, widow of Wong Fei Hung, Chiu Kau, Kwan Tak Hing, martial artist and actor, portraying Wong Fay Hung in many movies, and Chiu Chi Ling

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# Posté le vendredi 09 décembre 2005 11:14

SiFu Belabed Méditation bouddhique tibétaine

SiFu Belabed Méditation bouddhique tibétaine
Méditation bouddhique tibétaine


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Introduction
Le terme sanskrit samadhi signifie méditation profonde. Samadhi est composée de deux éléments:
samatha : "repos dans la paix",
vipasyana : "vision pénétrante".
Samatha et vipasyana sont complémentaires et inséparables, vipasyana ne peut exister sans samatha.
Les enseignements de samatha et vipasyana, connus en Inde, ont été introduits au Tibet par le maître Atisa en 1042.

Samatha
Il y a trois phases dans samatha :
concentration sur un objet extérieur:
commencer par se concentrer sur un "objet impur", comme un morceau de bois ou un caillou, puis sur un "objet pur" comme une statue de Bouddha.
concentration sans objet extérieur:
obtenue par exemple en s'intériorisant sur l'image mentale du Bouddha, en visualisant les différentes parties du Bouddha avant de percevoir une image globale,
méditation sur la nature essentielle des choses: c'est alors se reposer dans un état parfaitement stable (ce n'est pas se concentrer sur rien).
La forme ultime de samatha est la disparition des pensées en conscience, dans la stabilité.
Pour aboutir à ce stade, il faut s'affranchir des cinq défauts suivants: paresse, oubli des instructions, torpeur et agitation, manque d'application, excès d'application.

Pour cela, il existe huit antidotes:

pour la paresse : l'aspiration, l'ardeur, la foi, la souplesse,
pour l'oubli: l'attention,
pour la torpeur et l'agitation: visualiser un lotus (blanc ou noir) à quatre pétales (blancs ou noirs) avec une sphère (blanche ou noire) à l'intérieur (blanc si torpeur, noir si agitation) ; garder les yeux ouverts en regardant vers le haut ; se mettre dans un endroit frais et lumineux,
pour l'inactivité: un des antidotes précédents,
pour l'excès d'activité: pas d'antidote, se reposer dans l'état de méditation.
Le candidat à la méditation pourra progresser grâce à l'écoute des enseignements, sa réflexion sur les enseignements, son attention et sa mémoire, sa vigilance, son assiduité et son accoutumance.

Les phases successives de maîtrise de la concentration sont:

contrôlée avec effort,
avec interruption,
sans interruption,
spontanément maintenue.
La conséquence de samatha est la félicitée physique et mentale.

Vipasyana
Pour pratiquer, il faut s'en remettre à un maître véritablement compétent.
Ce qui suit n'est qu'une approche simplifiée pour donner une idée de la démarche.

Il existe quatre voies de vipasyana: celle qui est décrite ci-après est la méditation vipasyana du Hinayana ("petit véhicule"), destinée à ceux qui n'ont pas la force intérieure suffisamment développée. C'est la méditation sur les Quatre Nobles Vérités:

la vérité de la souffrance, liée au samsara ou cycle des renaissances,
la vérité de l'origine (de la souffrance): le karma et les klesa (poisons mentaux) dont la source est l'attachement à l'ego,
la vérité de la cessation: réalisation du nirvana,
la vérité de la voie, permettant d'éliminer la cause du karma et des klesa.
La pratique de la méditation vipasyana est orientée sur l'analyse des poisons mentaux, qui sont:
la colère,
l'attachement,
l'orgueil,
l'ignorance,
le doute,
la vue erronée.
Union de samatha et vipasyana
Il existe deux formes d'union;
avec point de référence : samatha avec point de référence, consiste à se concentrer sur une statue de Bouddha ou sur la respiration; vipasyana avec point de référence est l'examen analytique et le discernement des phénomènes.
sans point de référence, ou non-conceptuelle: la méditation samatha non-conceptuelle est le repos de l'esprit dans son état naturel; vipasyana non-conceptuelle est la compréhension de l'inséparabilité entre apparences et vacuité des phénomènes extérieurs et entre pure connaissance et vacuité du "percevant intérieur".
La manière de pratiquer l'union de samatha et de vipasyana a été décrite par le grand initié poète et instructeur tibétain Milarepa dans divers chants spirituels. Le résultat de l'union de samatha et vipasyana est samadhi.
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# Posté le mardi 22 novembre 2005 14:55

La Méditation

La Méditation
« La méditation est un processus ancestral. Il s'agit simplement de laisser l'esprit se libérer de toutes les différentes tensions, des noeuds et entraves qui le maintiennent prisonnier, confiné et tendu » GUENDUNE Rimpotché
D'une manière ordinaire, cet esprit auquel on s'attache, saisit constamment différents objets, s'agrippe à différentes situations. Dans la méditation, il faut abandonner toutes ces saisies, tous ces attachements et relâcher tous les liens qui entravent l'esprit.

Ainsi, il convient de cultiver l'état d'esprit qui est libre de toute saisie, de tout attachement, de toute fixation à quoi que ce soit, et simplement de cultiver cette relaxation profonde dans laquelle on demeure totalement ouvert, en acceptant tout ce qui arrive et en laissant les choses aller d'elles-mêmes, ne développant aucune saisie, aucune attraction ou répulsion vis-à-vis de quoi que ce soit qui puisse apparaître en l'esprit. Lorsque l'esprit est totalement détendu de la sorte, on va pouvoir le laisser demeurer dans cet instant même de conscience ordinaire ; c'est cela même la méditation.

Quand l'esprit arrive à pouvoir s'établir en cet état naturel, alors il devient de plus en plus clair, de plus en plus subtil. Méditer, c'est donc laisser l'esprit demeurer dans l'instant présent sans fabrication, sans interdit, sans artifice, sans interférence avec la réalité de l'instant ; c'est laisser l'esprit s'établir dans un état libre de tout attachement et de toute aversion, dans une profonde détente correspondant à l'établissement de la conscience ordinaire dans sa véritable nature, étant continuellement conscient dans le présent instantané.

L'esprit est au-delà de la notion de sujet et d'objet, dans une parfaite détente. Il s'établit dans le calme car il est dans son état naturel. Rien ne peut l'agiter : laissé dans son état naturel, il demeure alors sans distraction.

Être détendu ne signifie pas être complètement relâché au niveau du corps ni être dans un état d'inattention ; cela ne signifie pas non plus méditer dans un état paisible de confort ou d'engourdissement, comme avant le sommeil. Il s'agit d'une détente de l'esprit dans laquelle le corps est complètement vivant et alerte ; et l'esprit est dans le même état. Détendre l'esprit signifie écarter toutes les tensions.

Dans une méditation de cette sorte, il n'y a plus de notion de méditant que de notion d'objet de méditation : elles deviennent inséparables. On laisse l'esprit s'établir de manière tout à fait naturelle dans cet état non-duel, libre de toute distraction. On trouve souvent qu'il est difficile de méditer car on ne sait pas laisser l'esprit se détendre ni ce qu'il faut faire pour éviter de s'attacher aux objets extérieurs. Nous sommes, en effet, englués dans l'attachement envers les objets des sens. Dès que l'un de nos sens perçoit quelque chose, l'esprit produit des idées et des pensées relatives à cette perception. Nous pensons qu'il faut contrôler ce mouvement des pensées vers les objets des sens et tenter de l'empêcher d'apparaître. La méditation devient alors très difficile parce que nous voulons contrôler les pensées au lieu de nous contenter de laisser l'esprit détendu dans un état où ne se manifeste aucun attachement à l'égard des objets qui apparaissent constamment à nos sens.

Normalement, nous voulons faire ceci ou cela avec l'esprit, produire tel ou tel état de méditation, accéder à tel état désiré. Il faut abandonner toutes ces recherches. Lorsque nous parvenons à méditer sans saisir quoi que ce soit, nous dénouons toutes les tensions de l'esprit ; cela signifie un esprit ouvert, une conscience très claire et très vive. Dans son enseignement sur la nature de l'esprit, Saraha* dit que l'esprit est, par nature, très clair, brillant et radieux ; et que tout ce que l'on a à faire dans la méditation, c'est de détendre l'esprit. A ce moment-là, il ne fait aucun doute que nous atteindrons la libération.

Cela veut dire que méditer doit se faire sans saisie, l'esprit libre de toute réaction d'attachement ou de rejet. Il faut simplement laisser l'esprit s'établir dans son état naturel, un état dans lequel la conscience ordinaire demeure dans l'instant présent, sans la moindre artificialité, sans que l'on essaie de fabriquer ou de délibérément créer quoi que ce soit.

Par exemple, lorsque l'on verse du thé dans une tasse, d'abord le thé est agité et puis, si on laisse la tasse sans la remuer, le thé va devenir peu à peu totalement immobile, tout comme la tasse. C'est la même chose lorsque l'esprit s'établit dans un état de calme naturel, de relaxation, si l'on n'agit pas sur cet esprit, il va demeurer dans cet état de calme et cet état de relaxation va s'accroître, ce sentiment de tranquillité, de calme va s'approfondir. Si l'on ne laisse pas l'esprit demeurer dans cet état de relaxation, c'est comme si l'on continuait à bouger le thé ou à remuer la tasse.

Quant l'esprit est ainsi établi, une détente de plus en plus profonde se développe, avec laquelle on se familiarise au fur et à mesure de la méditation, et c'est cela qui conduit à la libération.
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# Posté le mardi 22 novembre 2005 14:51

Grand Master ChiuChi Ling

Grand Master ChiuChi Ling
Le Mental

Le mental est l'ensemble des pensées et émotions qui sont en nous et qui nous empêchent d'être dans le présent.

Qu'est-ce que la méditation ?

Dans la vie, tout nous ramène à l'extérieur: nos sens, les autres, le travail, la relation amoureuse et rien nous ramène à l'intérieur de nous-même. Comprendre cela, c'est comprendre l'intérêt de la méditation.

C'est en nous et uniquement en nous, que nous pouvons trouver la relaxation profonde, le calme et le véritable amour.

Ces qualités ne peuvent pas venir de l'argent, de la reconnaissance sociale ou du partenaire amoureux.

Au fond, nous le savons tous, mais nous l'oublions si souvent !

La plupart d'entre nous, la plupart du temps sommes emportés ou dominés par nos pensées ou nos sentiments. Il s´ensuit que nous avons tendance à croire que nous sommes ces pensées, ces émotions. La méditation est cet état d´Être, simplement être, une pure expérience sans interférence du corps ou du mental. C´est un état naturel dont nous avons oublié l'accès.

Méditer veut dire "devenir un témoin", pour simplement observer les pensées et les émotions et les sensations physiques qui sont en nous. C'est un processus de dés-identification avec la personnalité extérieure, avec l'ego et un processus de déconditionnement du mental.

La méditation nous aide simplement à nous sortir de ce monde de pensées et d'émotions et à entrer dans un état de silence.

Une fois que nous sommes vide, spacieux et silencieux, la vie devient plus harmonieuse ! C'est d'ailleurs une bonne indication de votre niveau de méditation: si vous vous sentez bien, ouvert aux autres, sensibles, plus détendu et silencieux, c'est que vous êtes sur la bonne voie !

Il existe de nombreuses idées différentes, voire contradictoires à propos de ce qu´est la méditation mais l'approche fondamentale est la nécessité, pour le méditant, de comprendre la nature du mental plutôt que de batailler avec lui.

La méditation n'est pas du tout une technique. Vous pouvez être confus, car notre site vous propose de nombreuses techniques de méditation. Au sens ultime, la méditation n'est pas une technique, elle est une compréhension, une prise de conscience de ce que nous sommes réellement.

Cette compréhension finale est souvent encore bien lointaine pour nous et c'est pourquoi les techniques de méditations sont nécessaires, particulièrement les méditations actives jusqu´à ce que l´état de méditation soit devenu, non pas simplement une expérience ponctuelle mais une part intrinsèque de nous même, tout comme la respiration par exemple.
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Nous comparons et jugeons sans cesse : mieux/moins bien ; bon/mauvais; plus haut/plus bas.

Nous sommes souvent emportés par nos émotions et nos passions: colère, avidité, jalousie, luxure...

Comme les voitures sur une autoroute, le mental ne s'arrête jamais et autant il peut être utile pour trouver son chemin ou calculer son salaire, autant il n'est d'aucune aide pour l'amour, la relaxation ou la douceur !

Comprendre la nature du mental, être spectateur de ce va et vient et savoir s'arrêter quelques instants sont l'essence même de la méditation.
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# Posté le mardi 22 novembre 2005 14:40

La danse du lion

La danse du lion
Le lion
Animal mythique, le lion est omniprésent en Chine, autrefois dans les statues protectrices qui ornaient les entrées des pagodes et des maisons de notables. Aujourd'hui, autre temps autres moeurs, Il orne les portes de la plupart des restaurants.


Il s'impose surtout, dans cette Danse du Lion que vous allez découvrir. Le Lion n'a pourtant jamais été répertorié parmi les fauves de l'Empire du milieu. Les premières images apparurent sous les Han, au début de l'ère Chrétienne, par le biais des iconographies bouddhiques.

Même si quelques ambassades venues de Perse devaient en offrir de véritables spécimens à l'Empereur, le lion est resté en Chine un animal essentiellement mythique dont on ne compte plus les représentations.
Il a surtout inspiré les adeptes des arts martiaux qui, à travers les danses affichent les principales qualités requises par leur art: équilibre, synchronisme, contrôle émotionnel, nerfs d'acier, condition physique, précision ...

La danse du lion est donc une extension du Kung Fu traditionnel et une affaire d'écoles et de spécialistes.
Il est difficile de situer avec précision sa naissance sur le plan historique.

Chaque région et chaque école issue de celle-ci possède sa propre chorégraphie. Néanmoins, à l'heure actuelle, les compétitions ont nécessité une standardisation. Son principe résident dans le fait que plus l'école est brave, plus elle affichera de la témérité dans la difficulté de l'obstacle à parcourir, et dans ses prouesses acrobatiques...


D'une façon générale, la danse s'effectue avec huit personnes: six musiciens et deux danseurs. Le meneur anime la tête pesant plusieurs kilos et constituée d'une structure de bambou recouverte de papier, de tissu et coiffée d'une corne.
L'homme de queue révéle l'épine dorsale dans le cadre des évolutions acrobatiques. Le rôle du tambour ne se limite pas
à l'ambiance musicale, mais il donne des ordres et des indications sonores, lorsque les danseurs manquent partiellement ou totalement de visibilité sur l'obstacle.

Il existe trois lions que l'on distingue par leur couleur dominante et qui rappellent les trois frères jurés du grand classique chinois, les Romans des trois Royaumes (San Guo Zhi)

Le blanc, Liu Bei, l'aîné des héros; le rouge, Guang Yu et le noir, Zhang Fei, le plus belliqueux des trois.


Les figures acrobatiques sont répertoriées par des noms poétiques "sortir de la grotte", "descendre la montagne", "traverser le pont céleste" et autres bonds par-dessus les trois montagnes" ...

On illustre aussi la danse du lion par cette fable:

Dans la région de Fo Jhian, (dans la province de Canton), on raconte que ...

Un monstre serait apparut dans la campagne, sorte de bête cornue aux yeux écarquillés et à la gueule énorme qui ravageait les cultures. Face à cette calamité venue d'ailleurs, les malheureux
paysans inventèrent le stratagème suivant: ils fabriquèrent une tête de lion factice et exhibèrent celle-ci devant le monstre dans un concert de gongs et de tambours. Effrayé autant par le tintamarre que par ce spectaculaire rival, la bête s'enfuit pour ne jamais revenir. On retrouve dans ce mythe une des fonctions
principales de la danse du lion, qui est de chasser les démons et les influences néfastes. Ainsi ce stratagème des paysans du Foshan est renouvelé à chaque nouvel an chinois, pour protéger la communauté contre les maux qui la menacent et célébrer le début d'un nouveau cycle.
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# Posté le mercredi 16 novembre 2005 15:55